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Affaire DSK... l’Enculé - Marc-Edouard Nabe

jeudi 3 novembre 2011, par Serge Uleski


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©divergences.net

Les critiques boudant le dernier livre de Marc-Edouard Nabe à propos de l’affaire… DSK, je me suis dit qu’il fallait bien que quelqu’un s’y colle...

Et pour revenir à ces critiques, en attendant d’en venir à Nabe et à son ouvrage, critiques qui, et cela n’aura échappé à personne, découvrent le plus souvent, et parfois même exclusivement, la littérature qu’à travers le service de presse des éditeurs…

En effet, on n’a jamais vu un critique acheter un livre ; et les livres de Nabe étant auto-édités, pas moyen de se les procurer à l’œil : faut raquer. Et un critique… ça raque pas !

Dommage d’ailleurs, car, comme pour le cinéma, s’ils devaient débourser quelques euros pour faire leur métier, cela changerait du tout au tout la donne : pour commencer, ces critiquent liraient beaucoup moins de livres… moins et mieux ; et nul doute qu’ils seraient plus exigeants et donc, moins indulgents avec des livres pour lesquels il leur aura fallu débourser quelque argent !

Soit dit en passant, pour cette raison qui en vaut bien d’autres, un conseil : ne prenez jamais pour argent comptant l’avis de ceux qui n’en dépensent pas ! Et gardez-vous bien de côtoyer ces professionnels de la lecture - professionnel non pas dans le sens de « compétent » mais… dans le sens de… « qui tire un revenu de son activité » !

***

A la fois récipiendaires et garçons de course des services de presse, marathoniens de la lecture, compte-rendu après compte-rendu qu’ils appellent abusivement critiques… sans parler de ceux qui ne commentent que les livres qu’ils ont aimés (1) parmi ceux qui leur sont adressés par des éditeurs qui jettent les livres par les fenêtres comme d’autres leur argent...

Tout bien considéré, et toute chose étant égale par ailleurs, même si on sera bien en peine de savoir qui et quoi…

Curieux tout de même ce métier de critique ! Car, tout comme les libraires dont on ne sait déjà plus quoi faire, force est de constater, quand on prend la peine et le temps d’y réfléchir un peu... que tous ces gens passeront finalement leur vie de lecteurs-critiques-professionnels à ne découvrir que la littérature que les éditeurs auront bien voulu leur faire connaître… et pas n’importe quels éditeurs : une trentaine, tous confinés, à quelques exceptions près, dans notre belle capitale que plus personne ne peut d’ailleurs s’offrir le luxe d’habiter excepté en célibataire ou à deux, couple stérile de préférence, ou bien franchement hostile à toute vie familiale dans un 40m2 bien tassés.

Un autre conseil alors : côté lecture, détournez-vous de ceux qui jamais ne choisissent les ouvrages qu’ils lisent ou vendent - critiques et libraires confondus.

Une dernière chose avant d’en venir à Nabe : une idée... comme ça ! Et si demain on décidait d’interdire cette activité de critique, de toute façon ingrate et superflue (2), aux auteurs ? Oui ! Aux auteurs qui, le plus souvent, font de la critique comme d’autres font la plonge chez Mc Donald’s pour payer leurs études, tout en gardant à l’esprit ce qui suit : passer son temps à lire les livres des autres, quand on sait le temps que ça prend d’écrire les siens (3)...

Alors oui ! A tous ces auteurs, si on leur interdisait de faire de la critique… la littérature s’en porterait mieux, et puis aussi, cela permettrait en partie de mettre fin aux conflits d’intérêts que cette double identité-activité d’auteur-critique engendre inévitablement : complaisance à l’égard des auteurs appartenant à la même maison d’édition que notre critique ; et plus sournois encore, appel du pied de ce même critique vers la maison d’édition qu’il meurt d’envie d’intégrer…

Alors, combien de membres cette corporation perdrait-elle si cette interdiction devait être appliquée ?

D’aucuns pensent qu’il ne resterait alors que le tronc pour une active sans queue ni tête.

***

Mais trêve de bavardages ! Revenons au dernier ouvrage de Nabe.

Et à ce sujet, laissons la parole à l’auteur... cliquez Nabe chez Europe 1


1 - La bonne blague ! Comme si cela nous importait qu’ils les aient aimés – ils feraient bien mieux de les comprendre et de se demander d’où vient leur rejet !

2 - A quelques exceptions près – pour rester sur le Net, notre maison commune à tous… pensez à visiter le site STALKER

3 – Un auteur qui se respecte ne lit que les livres dont il a besoin pour écrire les siens ; et ces livres-là, ne sont pas si nombreux !


Pour prolonger : Cliquez ... Marc-Edouard Nabe : le "no-mén !" de la littérature-



 


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